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Filmer le travail
Les prémices de ce film remontent à septembre 2002 lorsque le Centre de Culture Populaire de Saint-Nazaire (association inter-comité d’entreprise) nous accueille en résidence pour un an. Cette longue immersion nous a permis de savoir quel film nous désirions faire, Un monde moderne ou comment le travail s’est réorganisé ces dernières années aux Chantiers de l’Atlantique, précarisant de plus en plus les salariés – cette réorganisation étant pour nous symptomatique des changements qui traversent le monde du travail dans son ensemble.
Pénétrer à l’intérieur des Chantiers de l’Atlantique pour filmer le travail en toute liberté s’est avéré impossible car nous n’avons jamais obtenu les autorisations de tournage.
L’impossibilité de filmer le travail ne nous a pas empêchés pour autant de faire exister celui-ci dans le film. Nous sommes restés aux portes de l’entreprise, au plus près des grilles et c’est de cette place, à cette « distance » que nous avons filmé le travail. En fait, la représentation du travail a très peu été prise en charge par le cinéma. Il suffit de penser aux frères Lumière qui déjà filmaient aux portes de leur usine (cf. La Sortie des usines Lumière). Très souvent, lorsque des caméras ont pu pénétrer sur des lieux de travail, il s’agissait de situations exceptionnelles où de fait le travail était arrêté (grève, occupation, fermeture, délocalisation…). Comme si, encore aujourd’hui, la question de la représentation du travail restait taboue. Nous avons donc choisi de mettre en scène cette interdiction et avons posé notre caméra dans les principaux lieux qui entourent les Chantiers. C’est la parole ouvrière qui nous y a fait pénétrer.